Sandrine Lopez

PortraitSandrine Lopez
(44 ans)
Marseille –

Journaliste, réalisatrice de films documentaires pour la TV, en totale reconversion professionnelle… Et donc sans réel emploi pour le moment. J’habite Marseille depuis 4 ans et j’aime beaucoup cette ville, elle me va bien au teint.

Racontez en quelques lignes les raisons de votre adhésion à Nouvelle Donne : quel a été l’élément déclencheur/déterminant ?
J’ai adhéré à ND après que Christiane Taubira a lancé un appel dans Libération, sur le manque de soutien qu’elle avait ressenti de la part des intellectuels français alors qu’elle essuyait des insultes depuis des semaines. Personne ne l’avait encore défendue comme un Zola ou une Marguerite Duras l’auraient fait face à une telle ignominie.  Je me suis dit : « Mais c’est vrai ! Que faisons-nous, nous, les démocrates pour répondre à ces cris de haine qu’on entend partout depuis le mariage pour tous ? Pourquoi nous-taisons nous face à cette montée du rejet de l’autre exprimée haut et fort dans les rues et dans les médias ? ».  Rendez-vous compte que de fin 2013 à début 2014, on a enchaîné Mariage pour tous, Taubira, Dieudonné, Bonnets Rouges, Dimanche Noir… Et nous, les démocrates, où sommes-nous, bordel ! Pas étonnant que le bleu marine ait raflé la mise à toutes les élections 2014…
Je suis entrée en politique pour lutter contre ce rejet de l’autre, pour montrer que les démocrates sont (encore) les plus nombreux dans ce pays. Et pour atteindre ces objectifs, j’ai estimé que ND était le meilleur endroit.

Aviez-vous déjà adhéré à un parti politique avant ?
Jusqu’en avril 2002 (encore une date à faire pâlir/brunir notre démocratie), j’étais abstentionniste. Et fière de l’être. J’étais de gauche, et tout aussi fière de l’être, mais je ne trouvais aucun parti, aucun programme, aucune personnalité qui me donnait envie de voter « pour ». J’ai donc voté Chirac, pour le premier vote de ma vie, notez qu’on aurait pu rêver mieux, et je ne m’en suis jamais totalement remise…
De fait, le sens de mon engagement à ND est d’aider les citoyens à voter pour un projet politique, un modèle de société qui leur inspire confiance et leur redonne espoir parce qu’ils ont le sentiment que ce projet les tirera vers le haut.

Que pensez-vous de la politique en général ?
La politique, c’est ce qui engage les peuples dans leur avenir (il n’y a pas si longtemps encore, on parlait de leur destin), c’est aussi ce qui les protège contre les souffrances, les violences, les oppressions d’où qu’elles viennent. Elle doit non seulement continuer d’influencer la société, mais elle doit surtout reprendre la main pour agir au nom des peuples et lutter contre le pouvoir de l’argent.

Qu’attendez-vous de Nouvelle Donne ?
Plus de démocratie, moins de démocra-ture. Plus de justice sociale, économique et écologique. J’espère que Nouvelle Donne portera des valeurs qui permettront aux adolescents d’aujourd’hui de trouver leur place, de se sentir bien dans leurs baskets, de s’épanouir et de s’investir dans le monde qui sera le leur. J’espère que Nouvelle Donne saura partager, défendre et dire la vérité.